Durant l’année 2010, la valeur commerciale des logiciels dépourvus de licence, et donc piratés, a représenté en Algérie près de 5 milliards de dinars, soit un taux de 83% de l’ensemble des logiciels vendus en Algérie.


Ces informations ont été révélées par une étude internationale initiée par le Business Software Alliance (BSA), organisme chargé de protéger les intérêts des développeurs de logiciels à travers le monde.

Selon cette même étude, le piratage a légèrement progressé durant l’année écoulée. « En Algérie, le travail à effectuer dans le domaine de l’anti-piratage est considérable », a déclaré Lisa Adidi Brouri, Responsable de la Propriété Intellectuelle chez Microsoft, la marque la plus affectée par ce phénomène en Algérie. Le marché algérien est, en effet, considéré comme l’un des marchés les plus atteints par la contrefaçon.

« Le piratage de logiciels a été un obstacle pour le développement informatique de logiciels et de l'industrie du PC. Bien que l'ONDA et Microsoft aient pris certaines initiatives visant à sensibiliser sur le piratage de logiciels et la protection de la propriété intellectuelle, cela n'est manifestement pas suffisant. Le gouvernement, le secteur privé et tous les prescripteurs doivent améliorer le niveau de la coopération dans ce domaine particulier afin de parvenir à une même et d’informer les gens sur les avantages de l'utilisation de logiciels originaux », ajoute la même responsable.

Il y a lieu de rappeler qu’un programme global ayant pour objectif de réduire l’acuité du phénomène du piratage a été mis en place en Algérie. Ce programme comprend des actions telles que la sensibilisation du grand public quant à la valeur qui résulte de l’achat d’un logiciel original, la sensibilisation des utilisateurs d’ordinateurs, distributeurs et revendeurs de matériel informatique sur les risques liés à l'achat de logiciels non originaux. Le troisième axe de ce programme est en rapport avec l’accompagnement des entreprises pour l’acquisition de licences informatiques.

Ahmed GASMIA


Hosni moubarak, président déchu égyptien, ainsi que deux de ses plus proches collaborateurs viennent d'être condamnés par le tribunal administratif du Caire à verser une amende salée de 90 millions de dollars pour avoir été les auteurs des coupures des réseaux télécoms du pays durant la révolution.

Le centre d’appel Vorax vient de développer un logiciel pour la prise de rendez-vous au profit de ses clients. « Vorax Rendez-vous » est le nom choisi pour ce nouveau produit mis au point par les ingénieurs de ce centre d’appel.



« Grâce à ce logiciel nous pouvons faire une recherche rapide lorsqu’un client est intéressé par un ficher en particulier.  Ce logiciel nous permet de faire le tri et de trouver le fichier recherché en quelque minutes dans une banque de données comprenant pas moins de 60.000 fichiers », explique Mme Baya Hamadouche, directrice de production chez Vorax.

Grâce à ce nouvel outil, les clients de ce centre d’appel intéressés par des rendez-vous avec des partenaires ne sont plus désormais obligés d’attendre longtemps pour avoir les informations recherchés. La mise au point de ce logiciel met manifestement en avant les compétences de cette entreprise qui ne se définit désormais plus comme un simple centre d’appel chargé de faire le lien entre deux partenaires potentiels.

« Nous avons un centre de recherche et de développement qui est à l’écoute de nos besoins et qui est capable de proposer des solutions à même de nous permettre de gagner du temps », ajoute en substance Mme Hamadouche.

Ahmed GASMIA


YouTube passe à la 3D. Grande nouvelle pour le site qui s'associe avec le constructeur Nvidia pour mettre en place cette nouvelle technologie.



Imaginez pouvoir regarder vos vidéos sur YouTube en 3D ! La classe, non ? Alors que les salles de cinéma adoptent petit à petit la technologie 3D, Google passe à la vitesse supérieure en équipant sa plateforme vidéo d'un lecteur 3D et HTML5. Pour tester ce nouveau service, il faudra vous équiper de la dernière version de Firefox, du kit 3D Vision de Nvidia et d'un ordinateur embarquant une carte graphique compatible. Attention à désactiver le SLI (Scalable Link Interface) du navigateur pour pouvoir en profiter.

Google donne en quelque sorte la chance au constructeur Nvidia de se lancer dans le marché de la 3D avec son service 3D Vision qui peinait à trouver consommateurs. D'ici 2015, les cabinets d'études estiment que le nombre de PC compatibles 3D sera de l'ordre de 40 millions. Impossible donc de ne pas miser sur ce marché.

YouTube en 3D marchera, ne marchera pas ? Le site Tom's Hardware a trouvé bon nombre de bémols dans l'analyse des vidéos. A votre avis ?

Qui n'a jamais entendu parler de Liberty Land, le site qui revendiquait être le premier site de téléchargement en France ? Il ne le sera plus puisque le site a été fermé et ses trois administrateurs arrêtés. Ils encourent une peine de 5 ans de prison et une amende de 500 000 euros...

Microsoft fera désormais l’intermédiaire entre les jeunes porteurs de projets algériens et les entreprises susceptibles de financer leurs projets. C’est en substance ce qu’a déclaré M. Jean-Philippe Courtois, Senior vice-président de la firme américaine lors de sa visite en Algérie.



C’est en fait du programme Bizspark qu’il s’agit. Une initiative lancée par Microsoft pour aider les jeunes talents à concrétiser leurs projets en créant des entreprises. Outre la recherche de bailleurs fonds, Microsoft est supposée garantir aux jeunes promoteurs un soutien technique gratuit pendant la période de lancement de leurs entreprises.

En ce qui concerne l’Algérie, Microsoft devra travailler de concert avec des entreprises mais aussi avec les autorités algériennes. « Nous sommes très motivés pour travailler avec les autorités algériennes afin de réaliser ce projet », a déclaré le représentant de Microsoft lors d’une conférence de presse tenue au siège de la filiale algérienne. Les bénéficiaires de cette initiative, dont la date de lancement n’a pas été encore précisée, pourraient être hébergés au niveau de l’incubateur du Cyberparc de Sidi Abdallah.

GASMIA Ahmed


« J’espère que nous jouerons bientôt à des jeux 100% algériens »



Comment vous est venue l’idée d’organiser un tel évènement ?

L’idée remonte à une année de cela, plus précisément à la semaine de l’anniversaire de l’Université Houari Boumediene d’Alger où nous avions exposé au village universitaire le jeu créé par notre club « Micro-Club », un jeu qui a connu un très grand succès au sein des étudiants. En outre, nous avions constaté l’intérêt apporté au monde du développement des jeux vidéo par les étudiants et leur esprit de créativité, ainsi qu’un grand potentiel caché. D’où l’idée d’organiser un concours de développement de jeux vidéo afin de découvrir et de braquer les projecteurs sur ces jeunes talents, et ainsi créer une communauté de créateurs algériens de jeux vidéo.

Combien de candidatures avez-vous reçu au total ?

Nous avons sélectionné 15 équipes sur un total de 50 participants inscrits au concours. Mais à la fin, seules 4 équipes se sont affrontées en finale.

Que pouvez-vous nous dire sur les projets reçus ?

La plupart des projets reçus étaient inspirés de jeux existants avec un code source ouvert, ce qui est venu à l’encontre du principe initial du concours qui était la créativité et surtout l’innovation. Ceci explique donc le peu de jeux qui ont été qualifiés pour la finale. Quant aux projets qui se sont affrontés en finale, ils répondaient aux critères de sélection (niveau de divertissement, qualité du produit sur les plans, exécution de la thématique, fonctionnalités, raffinement de la conception, scénario ainsi que la qualité artistique).

Pourrions-nous connaître l’identité des membres du jury ?

Le jury était présidé par Mr. Ahmed BERBAR, enseignant à l’USTHB. Il était composé de Mr Abdelmalek Chetta, de l’entreprise IT Algeria, et de Hadjari Anis, étudiant en poste Doctorat à l’USTHB.

Un mot sur l’industrie du jeu vidéo dans notre pays ?

L’Algérie est un pays vierge en termes d’industrie des jeux vidéo alors que d’autres pays très proches, tels que le Maroc ou la Tunisie, connaissent une croissance fulgurante du nombre d’entreprises spécialisées. Même le géant «Ubisoft » est installé dans ces pays. Ce que nous avons constaté, c’est que notre pays dispose d’un énorme potentiel en termes de compétences et de créativité dans le monde de la création de jeux vidéo. Personnellement, je suis persuadé que l’industrie du jeu vidéo a un brillant avenir en Algérie (avenir très proche).

Comptez-vous renouveler l’expérience ? Si oui, quand ?

Et bien le but de cette première édition était que ce concours devienne une tradition au sein de l’université algérienne. L’expérience sera donc renouvelée chaque année.

Un dernier mot ?

J’espère que ce concours va avoir un impact sur l’industrie des jeux vidéo, et surtout qu’il aboutira à ses objectifs. J’espère que nous jouerons bientôt à des jeux purement algériens. Je souhaite aussi remercier tous ceux qui ont cru en notre rêve, et qui nous ont soutenu et encouragé depuis le début, en particulier le service des activités culturelles et scientifiques de l’USTHB, la faculté d’électronique et d’informatique (en particulier le secrétaire générale de la Faculté), Mr Haddi Mourad, et bien sûr tous les initiateurs du concours : ABAOUB Amine, GHERMOUL Oussama, BEBOUCIF Meriem, CHEGGA Brahim, KHODJA Manel et tous les sponsors, partenaires et le jury.

N'TIC 55/ Mai 2011

« Un très bel évènement qui a réussi à transformer Alger, le temps d’une semaine, en véritable capitale mondiale du Web ! »



Pour commencer, parlez-nous de vous mais surtout de MinuteBuzz.

Je suis une jeune étudiante de 23 ans en fin d’étude de journalisme. J’ai la chance de travailler avec deux amis/associés (Maxime Barbier et Laure Lefevre) sur un projet qui nous appartient et que nous avons nous-mêmes lancé, un site internet de vulgarisation de l’information qui s’appelle MINUTEBUZZ et dont je suis la Rédactrice en Chef.

Comment est née l’aventure MinuteBuzz ?

La naissance de MinuteBuzz est très originale puisque le projet est né sur le Web. Ce que je veux dire par là, c’est que deux d’entre nous ne se sont rencontrés IRL (In Real Life) que plusieurs mois après le début du projet. C’est donc un projet 100% web !

MinuteBuzz en chiffres ?

En chiffres, ça donne 400 000 visiteurs uniques, 850 000 visites mensuelles, 2.5 millions de pages vues mensuellement et ce, en un an d’existence !

Comment expliquer un tel succès ?

Je pense que MinuteBuzz sait proposer aux internautes un condensé de ce qui plait sur le Web. De l’actualité politique de la Tunisie à la dernière vidéo de bébé qui buzz sur le Web, les internautes peuvent retrouver toutes les informations qui animent la Toile ! En un coup d’oeil, vous visualisez, lisez et partagez, l’essentiel de l’information 2.0. Enfin, je pense que MinuteBuzz puise sa force dans les réseaux sociaux, grâce à l’implication de ses lecteurs qui n’hésitent pas à partager l’information et à la diffuser sur Facebook et/ou Twitter.

MinuteBuzz est déjà à la version 3 ! Pouvez-vous nous parler des projets d’évolution pour le site ?

Chez MinuteBuzz, les idées fusent ! Les changements ne sont pas tous planifiés pour l’année 2011. Nous écoutons beaucoup nos internautes, la version 3 est à cet égard significative puisque nous l’avons modifiée selon la volonté des internautes.

Y’a-t-il d’autres projets en perspective ?

Il y a bien quelques projets...Mais c’est encore un peu secret ...! Il va vous falloir patienter !

Quelle est votre vision des réseaux sociaux ? Et quelle évolution pour demain ?

Je pense naturellement que l’avenir des communications passe par les réseaux sociaux, et que ceux qui ne s’adaptent pas risquent rapidement d’y perdre au change. Pour ce qui est de l’évolution, jepense évidemment à l’internet mobile qui est à mon sens le futur du Web. Prenons le site Facebook. Ses utilisateurs mobiles (250 millions) sont plus de deux fois plus actifs que les utilisateurs classiques.

Comment a démarré pour vous la Semaine du Web ?

J’ai été contactée par l’un des deux organisateurs de la Semaine du Web en Algérie, Farid Arab, qui me proposait de venir parler de mon expérience professionnelle dans ce pays qui est aussi le mien. J’ai sauté dans le premier avion disponible !

Votre feedback sur la Semaine du Web ?

Je trouve que pour une première, on peut aisément parler d’un succès ! La Semaine du Web a su rassembler les afficionados du Web. Professionnels
ou passionnés, tous étaient là pour partager leurs expériences. Il y a bien sûr toujours quelques imprévus de planning et quelques couacs d’organisation, mais lorsqu’ils sont bien gérés, ils ne suffisent pas à gâcher la fête ! Un très bel évènement qui a réussi à transformer Alger, le temps d’une semaine, en véritable capitale mondiale du Web !

Pour finir, quel conseil donneriez-vous à ceux qui veulent se lancer ?

Amusez-vous, suivez votre instinct. Ne laissez personne vous dire que ce à quoi vous pensez ne marchera pas. Foncez !

N'TIC 55 / MAI 2011